Dans les semaines à venir chacun d’entre nous va devoir faire face à des changements, nouvelle loi du travail oblige.

Nous sommes foncièrement ancrés à nos acquis mais que représentent-ils ? Une sécurité ? Une habitude ? Une contrainte pour certains ?

Quelles sont nos attitudes face au changement ?

Elisabeth Kubler-Ross, psychiatre et psychologue l’a très concrètement montré lors de l’élaboration de sa courbe de deuil. Celle-ci est couramment appliquée dans les modèles de management et gageons que nous allons retrouver voire vivre certaines étapes dans les semaines ou mois à venir.

Deux phases s’opposent lors du changement : la première phase dite descendante ou dépressive va voir se succéder des étapes allant du choc de l’annonce jusqu’à une étape d’abandon, d’acceptation et de tristesse. La seconde phase dite ascensive commencera dans la phase d’acceptation et se poursuivra par différentes étapes révélant une mobilisation vers de nouveaux objectifs, de nouveaux sens…

Qu’il s’agisse du « deuil de la couette le matin » comme d’un deuil suite à la perte d’une personne aimée ; la courbe de Kubler-Ross peut vous permettre d’identifier les étapes comme de suivre les évolutions d’une situation. Sachez toutefois qu’un deuil ou changement nécessitant l’abandon d’une situation se déroulera en quelques minutes comme en quelques semaines, mois, voire années dans certaines circonstances. Il ne tiendra qu’à vous de vous rappeler cette courbe et de vous y référer lorsque vous rencontrerez une difficulté ou lorsque vous suivrez les évolutions d’un conflit plus ou moins médiatisé.

Un point important toutefois ! L’individu peut éprouver une réelle difficulté à franchir certaines étapes. Dans ce cas, il peut même reculer et retourner à des étapes antérieures. Mais alors comment l’accompagner ? Comment l’aider à accepter ce qui lui semble inacceptable ? Deux moyens s’offrent à vous mais, même s’ils semblent simples, ils se révèleront complexes à mettre en œuvre tant ils viennent solliciter les aptitudes psychologiques des deux individus : le silence et le questionnement. Tous deux permettent à l’individu de chercher dans ses propres ressources ou d’élaborer sa propre solution. Alors plutôt que de tenter de convaincre notre interlocuteur, acceptons les affres qu’il va tenter de nous exposer, ses blocages, ses impossibilités, ses questions sans réponses et pensez qu’une solution proposée par celui qui écoute n’est jamais la solution retenue par celui qui souffre tant il a besoin de reprendre le pouvoir sur ce qu’il vit, mais cela est une autre spécificité que nous ne manquerons pas d’aborder dans les semaines à venir.

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