Depuis maintenant 8 ans, le Ministère du Travail édite tous les 4 ans les directives de son Plan Santé au Travail afin de structurer les actions des différents acteurs de la prévention des risques professionnels. Le prochain sera donc le Plan Santé au Travail 2015-2019 ou PST3.

Cette 3ème édition fait des recommandations radicalement différentes des deux premières. Ses préconisations se démarquent notamment en plaçant au premier plan la « prévention » des risques dans toutes les professions alors que les deux précédentes mettaient en avant la « réparation » qui passe ainsi en second plan. Par cette approche, le PST3  souhaite que les employeurs s’approprient une culture de la prévention dont la rentabilité est maintenant démontrée et se chiffre par un retour sur investissement moyen de l’ordre de 2,2 € pour 1 € investi (Return On Prevention ou ROP calculé par l’Association Internationale de Sécurité Sociale – AISS www.issa.int ).

Ce changement de positionnement est aussi induit par la compréhension toute relative que la plupart des chefs d’entreprises ont eue de la mise en place des politiques d’évaluation des risques et de leur outil principal qu’est le Document Unique, ce dernier étant ressenti comme une démarche administrative plutôt que comme un outil de prévention.

Cette mise en valeur de la prévention du PST3 entend ainsi mobiliser les acteurs de la prévention pour la mise en place d’une politique de maintien de l’individu « en l’emploi » plutôt que « de l’emploi ».

Le Conseil d’Orientation sur les Conditions de Travail – COCT a proposé et adopté 7 mesures que nous vous invitons à découvrir dans le document intitulé « Orientations PST3 » développant la notion d’un travail « durable » dans son approche économique et humaine c’est-à-dire notamment dans ses  enjeux de santé au travail. Citons parmi ces orientations la Prévention de la Désinsertion Professionnelle, l’accompagnement des entreprises dans leurs démarches de Qualité de Vie au Travail mais aussi l’engagement de rendre plus intelligibles et accessibles aux employeurs et salariés la mise en œuvre des règles de prévention.

Gageons que ces nouveaux engagements conforteront les dirigeants dans leur volonté de prévenir l’ensemble des risques professionnels tant il est évident que les risques psychosociaux dont les coûts sont très lourds et la réparation complexe doivent être pris en compte le plus en amont possible pour une prévention efficiente.

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