Depuis 1991, dans la perspective du vieillissement de la population et de l’augmentation de la durée de vie, les réformes s’enchainent pour conduire à de profonds changements au sein des hôpitaux.

L’hôpital est, en effet, particulièrement ciblé car considéré comme (très) coûteux face aux alternatives des prises en charge ambulatoires (médecine de ville et médico-social). C’est ainsi qu’Il devient l’objet de transformations importantes afin d’accueillir des patients qui vont bénéficier de prises en charge très techniques réalisées dans un temps de plus en plus court.

Cela revient à ré organiser le travail des équipes (médecins et agents de la fonction publique) qui, dans un rapport de 2011 (rapport mission hôpital public), expriment leurs ressentis de la manière suivante :

  • Contraintes horaires : 21% des salariés de la fonction publique hospitalière (FPH) déclarent ne pas toujours disposer d’un repos hebdomadaire de 48 heures consécutives (contre 15% en moyenne),
  • Expositions à des agents chimiques ou biologiques, risques de contamination,
  • Violence : 18% des agents déclarent avoir été victime de plus d’une agression physique ou sexuelle dans le cadre du travail au cours des 12 derniers mois, Criticité de l’activité : 69% des agents estiment qu’une erreur dans leur travail pourrait obtenir des conséquences dangereuses pour leur sécurité ou celle d’autres personnes,
  • Contact permanent avec le public

Ces risques psychosociaux ont une incidence significative sur la performance du service rendu au patient, RH et économique de toute organisation de soins. Ils l’ont aussi sur son image, son attractivité externe, et bien entendu sur la qualité de vie au travail de ses collaborateurs, conditionnant leur bien-être et leur productivité. Ces éléments doivent être pris en compte, soit à titre préventif, soit à titre curatif. Ils portent, par exemple, sur des conflits interpersonnels, des sentiments de discrimination, un absentéisme en hausse et un présentéisme délétère.

Dans la dynamique de la certification du « patient traceur » et grâce à la médiation stratégique, le management des RPS et le document unique seront utilisés comme un marqueur de l’amélioration continue sur le plan managérial, organisationnel, social et économique. En effet pour répondre à ces enjeux la médiation est l’accélérateur idéal du management stratégique des risques psychosociaux à l’hôpital car il agit simultanément sur la gouvernance et les organisations au quotidien et implique tous les acteurs.