Love my jobQuelle organisation peut tenir un classement socialement responsable
si les risques psychosociaux ne sont pas évalués ou, pire, s’il existe des problèmes en son sein ?
Quelle entreprise peut revendiquer une politique de qualité de vie au travail
si elle ne mesure pas le bien-être des collaborateurs ?
Quelle entreprise peut mettre en avant une marque employeur exemplaire
si son discours se heurte à des situations de mal-être ?

Quand elles entreprennent une démarche de prévention et de traitement des RPS, certaines entreprises sont tentées de faire du « social washing».

Le « social washing » consiste à masquer de mauvaises pratiques internes, managériales et de mauvaises conditions de travail, par exemple derrière des services aux salariés sur lesquels l’entreprise communique sans pour autant adopter une réelle démarche de prévention.

Les mesures sont nombreuses et peuvent être classées en deux catégories :

  • celles qui aident les collaborateurs à faire face à la pression ou aux difficultés psychologiques (thérapies comportementales, technique de relaxation, etc.)
  • et celles qui facilitent la vie des salariés, souvent à la frontière de la vie professionnelle et de la vie privée, au nom d’un meilleur équilibre entre les deux. On trouve des salles de gym, des salles de sieste, des crèches, des conciergeries qui proposent un coiffeur sur le lieu de travail, des services de réservation, de pressing, serrurerie, etc

De telles mesures traitent le symptôme (stress) et apportent un mieux-être limité et temporaire. Elles n’ont pas d’effet sur le risque en lui-même mais permettent de diminuer les conséquences de celui-ci sur les salariés. Elles n’empêcheront pas, par exemple, les tensions liées à un déficit managérial ou à des comportements déviants, mais en atténueront sans doute les conséquences sur l’individu.

  1. Les limites et danger du social washing :
    Mettre en place des mesures de qualité de vie au travail procure une bonne conscience chez l’employeur qui peut l’amener à limiter son action. Lorsque les problèmes internes s’accumulent (surcharge de travail, objectifs pas clairs, ordres / contre-ordres, retards, etc.), les salariés vivent mal leur situation de travail et dénigrent ces dispositions. Généralement, l’employeur ne comprend pas le mécontentement qu’il qualifie « d’attitude d’enfant gâté »
  2. L’effet pervers de ces mesures peut donc être de masquer la réalité vécue, en installant une culture de surface, basée sur la normalisation de la bonne humeur, qui isole les salariés dans leurs problèmes.

De plus, la santé au travail et les risques psychosociaux sont au cœur de cette responsabilité. Rappelons que l’accord national interprofessionnel du 19 juin 2013 sur la qualité de vie au travail fixe parmi ses objectifs le bien-être, autrement dit, pas seulement les conditions de vie et de travail pour les salariés mais aussi le sentiment de bien-être au travail perçu individuellement et collectivement.’est un sujet sensible, puisque les organisations ont un devoir de sécurité de résultats en la matière de prévention des risques. La publicité qui accompagne les condamnations montre qu’une entreprise peut rapidement être dénoncée pour « social washing ».

Praevens vous accompagne pour éviter le social washing,
mettre en place une véritable évaluation des RPS,
ainsi que les actions visant à développer une qualité de vie au travail en profondeur.